mardi 21 février 2012

Le festival continue aux Estibères


Il parait qu'il y a encore plein de poudre au fond des Estibères. On va aller jeter un coup d'oeil.

Ruisseau d'Isaby


Après une première descente vers le lac d'Isaby sous la glace, sur une neige ultra-rapide en train de transformer progressivement, on vérifie en effet que la neige est bien là et semble savoureuse.


Nous montons tranquillement dans le vallon de la grande Estibère, asticotées par une petite brise qui a quelque peu sévi dans certaines pentes et sous la surveillance du soum Arrouy.






Le cheminement est agréable dans cet univers de pentes. Une fois passé le dernier ressaut on a le sentiment d'être en haute montagne, complètement isolé du monde, entouré de hauts sommets comme le Lascours, l'Arrouy, le Léviste.


Le vent a bien soufflé dans la nuit, la trace qui mène au col séparant les deux Estibères est à refaire. Après quelques mètres d'effort nous voilà prêtes à aborder la descente à l'ombre du Léviste dans une neige poudreuse et légère.


Nous enchainons virages et courbes dans ce superbe vallon où le plaisir est grand de laisser son empreinte éphémère.


La petite Estibère est une succession de croupes, combes, goulets... Le choix est tel que l'envie de remonter chercher une autre pente puis une autre puis encore une autre nous titille. Mais le soum de la Siarrousse nous attend...


Après encore d'autres virages nous entamons la remontée vers ce petit soum débonnaire mais à la pente Est inclinée comme il faut pour nous promettre une belle descente.


L'arrivée au sommet révèle encore et toujours d'autres vallons à explorer.


Après une longue pause ensoleillée au sommet, un mitraillage en règle du fabuleux panorama à 360° qui s'offre à nous, la promesse d'aller rendre visite aux voisins de la Siarrousse, nous sautons du soum pour atterrir au col de Tramassel... Formidable rêve qui nous aurait évité la longue et pénible traversée du vallon d'Isaby. Heureusement qu'il est tout mignon celui-là!


Affamées nous terminons cette journée à l'auberge de l'Arrioutou autour d'une excellente garbure assortie d'une assiette de charcuterie... A 16h!

lundi 20 février 2012

Festival: journée d'ouverture au Picarré



La semaine promet d'être belle, le soleil est annoncé, les températures sont fraîches pour quelques jours, la neige est présente. Y'a plus qu'à!


Les infos glanées de-ci, de-là nous donnent envie d'aller découvrir le soum de Picarré. Et c'est après une belle bataille dans les bois contre brounchous, neige gelée (merci le redoux, merci le froid du jour) et autres branchages divers que nous débouchons dans un magnifique vallon entouré de pentes toutes plus belles et attirantes les unes que les autres.


On aurait pu aller là-bas, ou là-bas, ou encore là-bas.


Mais non, on va au Picarré, là-bas au fond du vallon...


Il y a de la neige partout, partout, partout. Quelle belle meringue enveloppe le Cabaliros! Pour la descente la neige a un peu souffert de la chaleur des derniers jours, du vent, du refroidissement d'aujourd'hui mais en choisissant judicieusement les expositions nous nous faisons bien plaisir dans la poudre, la croûte (qui l'eut cru), la transfo et même le bois avec du ski acrobatique... J'en garde un petit souvenir sur la joue!


Après un élégant pas d'escalade (décidément, même les skis ne les empêchent pas de s'agripper!) nous rentrons ravies et heureuses d'avoir parcouru ce très sympathique vallon.

dimanche 5 février 2012

Contrastes irréels


Encore une fois la neige est tombée en fin de nuit. Un bon tapis recouvre les routes et les quatre pneus-neige (les chaînes dorment sous le siège en renfort si besoin) ne sont pas de trop. Conduite souple comme sur des œufs... Première montée à Hautacam pour constater que la DDE a du retard (ou est fort occupée ailleurs ce qui peut se comprendre), que le vent se déchaîne, que les plaques se forment et se déforment sur les moindres pentes, que la galère pointe son nez plutôt que le plaisir... Donc demi-tour. On ne va pas rentrer à la maison quand même? Allez zou, direction Barèges.


La forêt de l'Ayré sera de nouveau bien accueillante pour nous. Les bourrasques de vent soulèvent la neige et la transporte au-dessus des arbres créant des mini-tornades. Nous ne sommes pas seuls mais la chaleur d'un petit redoux est au rendez-vous, qui apporte malheureusement une tempête de grésil (pas bon ça pour la suite...) La montée est tranquille, la descente sera physique et bosselée le tout bien-sur, sur un tapis de poudre épais, indulgent et qui pardonne tout. Vitesse, saut, virage, pause chien, saut, courbe, courbe, courbe, pause chien... Le bonheur!


L'appareil-photo reste au fond du sac mais ressurgit sur le trajet du retour pour imager cette journée toute faite de contrastes. Météo furieuse mais douce neige, froid verglas et bouillasse d'après-midi, cristaux de poudre et billes de grésil, arbres décharnés et blanches pentes...


La neige a fondu, on peut enfin enlever les chaînes à Luz. Pas de couleur pour la traversée des gorges du pays Toy, du noir et blanc pour la journée,


du bleu invisible pour les cascades,
tout cela méritait bien un petit verre de rouge!

samedi 4 février 2012

Eclaircie sur le Hautacam


Aujourd'hui devait être une journée de repos. Il neige depuis la fin de la nuit. Les prés, routes, toits, montagnes sont tous blancs. Encore de la poudre? On déjeune et on y va? Ok d'ac! Le soleil brille à Hautacam on y va? Ok d'ac? Et c'est parti...


La neige est bien là, la pente un peu moins. Avec humour on fait au plus rapide dans la crainte de voir revenir les nuages menaçants qui tournent autour des massifs montagneux.


Ça swingue dans une neige ultra-légère, le sourire est scotché, les spatules disparaissent, la neige retombe sur la trace mettant les chiens à la peine... Cool, tranquille, doucement, là...

...


Bon ben, il ne reste plus qu'à remonter...


A bientôt joli vallon...

vendredi 3 février 2012

Ayré : bis répétita en mieux


Nouvelle matinée poudrée pour notre duo de choc, flanqué des grosses bêtes donc quatuor du tonnerre.


La poudreuse de la forêt de l'Ayré nous scotche un sourire sur les lèvres pendant toute la sortie et ce malgré un vent glacial, en colère, tourbillonnant mais heureusement les arbres nous protègent... parfois.


L'épaisseur est là, les chiens ne s'éloignent pas trop de la trace et quand il le font ils sortent masque et tuba.


Arrivés au terminus du funiculaire nous trouvons abri sous le porche après avoir constaté la tourmente dans laquelle se trouve le Néouvielle. Il ne doit pas faire bon être là-haut...


Nous entamons la descente dans une épaisseur de neige démente. Les traces s'effacent très vite, balayées par les bourrasques de vent. Le secteur juste sous la gare se plaque d'ailleurs à une vitesse grand V. On poursuit sur la piste noire. Apparemment elle nous est réservée, nous ne rencontrons personne!


La neige est excellente, moelleuse, souple, épaisse! On enchaîne, on enchaîne, on enchaîne.


On oblige les chiens à faire des pauses sinon il dévaleraient ainsi jusqu'à Barèges. Ils sont fous ces 4pattes! Surtout le Charlie qui n'accepte personne devant lui. Trop bon la descente à ski!


Décidément l'hiver est bien là et ça fait sacrément plaisir. On a juste raté le créneau soleil/ciel bleu mais c'est pas grave, on aime quand ça remue!

lundi 30 janvier 2012

Récupération à l'Ayré


Il est tombé une belle épaisseur de neige, on ne peut pas rester à la maison, on se reposera demain...


Les montagnes ont blanchi. Tant mieux.
Il fait froid au départ de Barèges. Tant mieux.
L'hiver est enfin là!
La neige est belle, légère, en quantité. Les chiens sont super heureux et excités par cet épais matelas propice aux jeux de poursuite.


Pour cette petite montée au funiculaire en guise de décrassage, nous ne croisons pas grand monde. Pour les premiers virages nous profitons même d'une poudre immaculée juste sous la gare d'arrivée. Mais les dameuses ont été plus rapides et les pistes sont déjà de longs rubans de neige tassée, prises d'assaut par quelques skieurs heureux.


Certains montent jusqu'au pluviomètre, nous on a à faire. La neige est excellente à skier jusqu'au retour à la voiture. Vite vite retour maison, repas vite fait bien fait et au boulot!

dimanche 29 janvier 2012

Altitoy et sa météo capricieuse


Encore une fois les organisateurs et bénévoles de l'Altitoy ont fait des merveilles pour concocter aux coureurs des tracés variés, techniques et sécurisés. Grand bravo et belle ola car ce n'était pas gagné avec un enneigement fortement déficitaire, une neige dure voire glacée, une météo vraiment incertaine jusqu'au dernier moment.


Il a neigé la veille et une petite couche de poudre vient recouvrir le paysage. Déjà le cadre est posé.


Le froid est présent sans être trop vif et a figé la nature autour de nous. Nous cheminons dans le vallon d'Aygues-Cluses avant d'aborder un couloir pour accéder aux crêtes de la Pègue. Nous (B) imaginons les compétiteurs (A) dans les couloirs Dets Coubous, du Crampette, de la Touatère...


Enfin une montée (qui monte un peu plus raide, à l'inverse des chemins de promenade) avec des conversions sur une neige coquine et entre des amas rocheux. C'est l'occasion pour nous de nous faufiler entre de nombreux concurrents avant de chausser les crampons et d'attaquer le couloir.


Une sortie de couloir magnifique avec un panorama toujours aussi beau. Au sud Madamete et le Néouvielle veillent sur la course...


Au nord la bat de Barrere est prête à nous accueillir avant que les nuages ne viennent assombrir le secteur. Première partie de descente en crampons à l'aide d'une main courante dans un ruisseau de neige semoule taillé dans la croute de ce début d'hiver. Puis nous espérons une belle descente à ski qui se révèle finalement assez acrobatique au vu de la mauvaise qualité de la neige. Glisse rapide et piégeuse.


C'est enfin une dernière montée vers Caoubère sur un versant nord où la neige est donc forcément... glacée. Heureusement qu'il y a un peu de poudre. Ou malheureusement. Enfin bref on arrive entières au dernier déphoquage pour entamer une dernière longue descente qui achève mes cuissots. Arrêts fréquents obligatoires. Comme la poste...


Le lendemain et après un bon repas maison tous ensemble, une bonne nuit réparatrice... chacun chez soi, des chutes de neige conséquentes pendant la nuit et qui continuent, rien n'est certain pour un deuxième parcours. Ce sera finalement un départ depuis le centre de Luz pour une montée sèche avec arrivée dans les bois au pied du Bergons!


Un peu de marche nordique, un peu de ski de fond et c'est fini! Il ne reste plus qu'à redescendre tous ensemble à pied à travers la forêt vers un bon repas salvateur après un week-end riche en émotions, sensations, partage et complicité au sein de notre équipe franco-autrichienne.

mardi 24 janvier 2012

Ola Bonida



Un petit tour vers la Bonida sur une neige douce juste comme il faut pour profiter d'une descente bien trop, trop courte.


Nous sommes accueillies par un coquin de vent qui nous pique les joues. Pause panorama et grignotage et on attaque la descente. Dès qu'on enlève les peaux, qu'on serre les chaussures, qu'on chausse, le Charlie saute partout et, en règle générale, il sait parfaitement par où nous allons descendre. Le filou !!!


Forcément, aller à fond les manettes, ça fatigue...