dimanche 14 mars 2010

Soum de la Yègue, nous voilà!


(Vallon du soum de la Yègue depuis les crêtes du cirque du Lys - février 2009)

Les conditions nivologiques sont optimales pour enfin réaliser le soum de la Yègue que nous avons repéré depuis plus d'un an dans le bouquin de F.Cabot et qui semble à notre portée. La météo est avec nous: petit froid piquant au départ et soleil éclatant en altitude. La journée va être bonne!


Nous apercevons deux skieurs loin devant, un autre est sur nos traces loin derrière. Une ambiance comme j'aime: nous sommes seules mais sans l'être complètement. Après le mur de la cascade d'Ilhéou, il n'y a toutefois que nous qui partons vers les Gangues de Nets. Super!!!


La trace est faite, nous n'avons pas à chercher. Nous la suivons car elle semble sure. Merci les traceurs des 9 mars et 12 mars :-)


Au pied du mur final nous préférons monter sur la crête pour profiter de la vue. Nous sommes servies! Nous avons la vue, la pente, la neige dure (merci les couteaux), des passages bien raides, un peu de gaz pour mon vertige surtout si je me mets à y penser. Donc j'arrête de penser (oui, oui, c'est possible) et je marche au son métronomique et rassurant des "schcriiiii, schcriiiii" des couteaux qui mordent la neige glacée.


En récompense le sommet nous offre une vue à 360° sur les vallées de Cauterets, de Gaube, du Marcadau et révèle les grands sommets frontaliers. Notre pause est un peu plus longue aujourd'hui. On profite! D'autant plus que des isards nous offrent leur galopade à travers pente dans les couloirs du Marcadau. Petit moment de grand bonheur... Le couloir Nord-Est, observé à la montée lors de la traversée, ne nous séduit pas. Même si les traces sont jolies et régulières donc attirantes, nous nous sentons moyennes pour cette pente et l'idée d'un slalom entre les blocs des avalanches ne nous enchante guère.


Nous descendons donc par le mur Nord-Ouest en cherchant continuellement les versants Nord et Est où la neige semble encore bien poudreuse. La sous-couche irrégulière rend la neige surprenante et la glisse est parfois périlleuse. Mais notre plaisir est entier. Le mur de la cascade d'Ilhéou est excellent à skier avec de la pente (comme j'aime) et une neige moelleuse transformée à point malgré les nombreuses traces.


Le retour en traversée est l'occasion de beaux instantanés (que nous garderons privés!) dans des positions de débutantes tellement le ski et les freinages sont acrobatiques. La faute au chaos des blocs avalancheux. Nous déchaussons dès que le slalom entre les cailloux devient trop risqué et même cette petite marche de retour est agréable. Nous sommes heureuses et fières de notre superbe matinée: 4h30 pause comprise! Vivement la prochaine...


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samedi 13 mars 2010

A la recherche des bonnes pentes sous le pic de Tracens



Belle matinée ensoleillée au pic de Tracens pour notre petit groupe de 5. 


Nous ne sommes pas tous seuls dans le secteur et c'est en compagnie d'un groupe d'une quinzaine de skieurs que nous partageons le sommet. Heureusement la montagne est vaste et accueillante.


A la montée, la neige croûtée ne laisse rien présager de bon pour la descente mais en cherchant bien nous trouvons en versant Nord une très belle et généreuse poudreuse, en versant Sud un tendre tapis de velours sur une neige ultra-transformée bien dure - l'occasion d'un slalom entre les bébés sapins - et en versant Ouest, Sud-Ouest... une neige croûtée, cassante, des pierres, beurk!! On se régale bien quand même! Pas mal après des repas bien arrosés la veille, un manque de sommeil de-ci de-là ou une hanche récalcitrante. 


La vue depuis le sommet est comme souvent magnifique et se passe de commentaires...


Le final sur le mur d'Est Coubous nous fait pousser des cris; des ahhhh, des ohhhhh, des ouiiiiiii, des yesssss, des "c'est à moi!" (la partie pentue et vierge longue de 50m)!!! Bref que du plaisir.  Une journée pourrie? Oui, une journée pourrie de plaisir.

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vendredi 5 mars 2010

Printemps, où es-tu?


Ces derniers jours très doux ont réveillé des envies de balades, de galops, d'évasion.... En attendant (en skiant bien-sur!) que la neige fonde et que messire soleil daigne nous réchauffer de ses rayons, je m'évade avec les images...

jeudi 25 février 2010

Col d'Oncet sous le vent



Matinée au col d'Oncet avec une fine équipe de cinq gais lurons. La magnifique corniche suspendue du col d'Aoube nous fait renoncer à l'objectif premier du Pene Det Pouri.


Mais la superbe pente du col d'Oncet nous appelle irrésistiblement. Montée tranquillou pour arriver au col sous un vent décoiffant.


On ne s'attarde pas, on essaie de ne rien perdre ni de s'envoler et on attaque la descente.

Cette pente est géniale et j'adore son inclinaison!


La neige est parfois surprenante car ventée par endroit, très poudreuse et légère à d'autres, mais très agréable à skier dans sa première partie. Par contre la soupe de l'arrivée est bien moins sympathique.


Entre-temps, casse-croûte animé aux cabanes d'Aoube avec déchainements de vannes en tous genres. Bonne partie de rires... Encore, encore, encore! Et bien-sur Luz nous accueille pour notre habituel duo: bière et chocolat chaud (viennois ou pâtissier... miam). Euh, pas les deux à la fois quand même!

dimanche 21 février 2010

Hautacam/Isaby/Naouit



Aujourd'hui devait être une journée pleine de promesses de belles éclaircies et de bonne neige. Nous avons été au mauvais endroit au mauvais moment. Bah ça arrive et heureusement la rando s'est bien terminée. On espère que la troisième sortie ensemble avec Jean-Louis, Cathy et Victor sera la bonne!


Notre objectif du jour était le soum de Lascours. Etait car une plaque partie sous les skis de Jean-Louis à l'abord des premières pentes raides nous freine net dans notre élan. Le Lascours nous verra un autre jour! En faisant demi-tour nous rencontrons d'autres randonneurs que nous mettons en garde. Ils tentent bien une approche par un autre couloir mais rebroussent eux-aussi chemin.


Après une petite pause pour recharger les accus - nous nous baladons pour le moment dans le vallon d'Isaby - nous décidons de mettre le cap vers le col sous le pic de Barran afin de basculer versant nord dans le vallon de Naouit. Le vent souffle en rafales et nous fouette le visage. La neige est soulevée et forme très rapidement des congères et plaques. Nous avançons prudemment à travers les pentes.


Au moment de basculer dans les pentes une grosse plaque identifiée se détache et dévale le versant. Parfois on se demande ce qu'on fait là!!! Nos options et choix de repli étant limités nous nous engageons dans le vallon en redoublant de prudence et d'attention. Nous pouvons voir que le secteur est plaqué partout!! Le vent de cette nuit a, semble t-il, été redoutable.


Nous atteignons enfin la forêt où le vent se calme soudainement et même le soleil nous fait un timide coucou. La traversée est un parcours du combattant pour Apache dont les poils retiennent la neige et forment des boules de plus en plus lourdes. La neige colle sous les peaux et entendre le bruit des téléskis n'a jamais été aussi agréable pour nos oreilles.


Nous faisons une pause déjeuner en profitant de la chaleur des derniers rayons du soleil et entamons notre dernière montée le long du téléski pour retrouver... le vent! Quelle journée! Qui se termine autour d'une bière et d'un bon chocolat viennois pour ne pas changer les bonnes habitudes.

mercredi 10 février 2010

Couraduque-Soulor sur du velours


Gabizos

Nous profitons avec Nathalie de cette éclaircie de la semaine pour aller savourer la neige de velours du domaine skiable et admirer ce paysage toujours grandiose qui ne cesse de nous ravir. Près de quatre heures (et 30km de ski de fond dans les jambes!) à se réjouir, s'émerveiller, s'extasier, se rassasier de la beauté de la nature. Le petit vent qui nous accompagne à l'aller est glacial et les passages à l'ombre se font sentir. Les pistes sont presque entièrement pour nous seules. Du bonheur en barre!!!

Corniche au col de Bazès


Nature vierge

Figé dans la glace

Contraste

Habit soufflé

samedi 6 février 2010

Matinée dantesque au signal de Bassia


Lever matinal pour Cathy, Jean-Louis, Victor et moi et départ aux aurores pour profiter d'une matinée d'éclaircies... qui n'arriveront jamais!


Par contre la neige qui tombe dès les premiers mètres de la montée en forêt et le vent soufflant en rafales sont bien au rendez-vous. Ils arrivent juste un peu tôt dans la journée. Tant pis on fera avec.


Plus nous montons, plus les flocons s'épaississent et le vent se renforce.


Les bourrasques nous empêchent finalement d'accéder au sommet du Bassia.


C'est, abrités par le dernier bosquet de pins, que nous dépeautons.


Puis nous attaquons prudemment la descente par une combe chargée d'accumulations d'une neige très agréable à skier. Nous nous régalons à faire nos traces dans ces mini-vallons et à serpenter à travers les petits sapins. La descente est courte mais fantastique, à l'abri du vent et dans un décor magique comme dans toute forêt. Et même si les cuisses ont l'occasion de chauffer, c'est un régal!! Aucun regret d'être sortis ce jour-là. Pas de photo de la descente: c'était trop court et trop bon. Il faut juste le croire!

vendredi 5 février 2010

Eclaircie du jour


La météo exécrable prévue aujourd'hui nous laisse finalement entrevoir en fin d'après-midi les beaux sommets que voici...

Balaïtous

 
Pic du Midi d'Arrens

Soum de la Pène

Soum de Léviste

jeudi 4 février 2010

Soum de Las Escures - 1847m



Les plus belles journées météo s'achèvent mais la dispo n'arrive que maintenant donc on sort quand même malgré un isotherme en hausse vertigineuse et l'annonce d'une nouvelle perturbation venant de l'ouest. David nous guide Véro, Pascal (dont c'est la première sortie rando) et moi vers le soum de Las Escures. Nous tanquons la voiture dans la neige, en bord de piste au fond du Bergons et entamons la montée à travers bois. Dès le départ la neige ne paraît pas fameuse. Tant pis. Montée tranquille dans les vallons sous le Las Escures, raidillon avant le petit col gravi sans les skis (sacrée pente!) puis arrivée au sommet pour découvrir un panorama grandiose à 360°.


Les photos trahissent l'absence de couleur ce jour-là. Que du contraste presque en noir et blanc. Des nuages, un ciel chargé à l'ouest, du blanc, du gris, du noir... Tristounette la photo aujourd'hui.


La descente se fait dans une neige très humide et lourde qui ne cesse de nous surprendre. Seules quelques petites combes orientées Est gardent un certain velouté mais il faut bien viser! On arrive quand même à se faire plaisir. La montagne se purge et nous gratifie de quelques «BOUM» bien sonores. Nous ne verrons pourtant aucune avalanche. La traversée de la hêtraie nous fait racler quelques racines et pierres, je préfère glisser sur mes chaussures que ramener mes skis au fartage pour la 3ème fois de l'hiver!


Le demi-tour étant impossible pour le brave Kangoo, nous redescendons la piste en marche arrière. C'est ça les locaux qui n'ont même pas de chaînes dans leur voiture... Mais à la maison... oui! Bien au chaud! Et non, les pneus neige ne font pas tout.

mardi 26 janvier 2010

Col du Pourteillou - Première sortie en solitaire



Voilà ce que c'est que d'être de repos en plein milieu de semaine, personne n'est disponible pour m'accompagner en montagne. Bon, il va falloir se lancer toute seule d'autant plus que la fenêtre météo semble tomber CE jour-là, juste avant l'arrivée d'une grosse perturbation (chouette, encore de la neige en perspective). Gloups! Je commence à cogiter et me demande si je vais arriver à « lire » la montagne. D'habitude je suis, je ne me pose pas de question, je m'en remets aux autres. D'habitude j'observe l'environnement autour de moi, je visualise l'inclinaison des pentes, je perçois les caractéristiques de la neige sur laquelle je glisse, mais d'habitude je ne prends pas de décision d'orientation, d'itinéraire, de gestion du temps. Aujourd'hui si. Il va falloir observer et décider toute seule. Je décide alors d'aller au Pourteillou (merci Fred) qui devient un secteur familier pour l'avoir plusieurs fois parcouru et pour sa relative facilité.


Le dernier virage de la route d'accès est trop enneigé, je me gare juste en-dessous, d'ailleurs personne ne montera plus haut aujourd'hui. La montée vers le pont de Saugué se fait en baskets sur une neige tassée par les nombreux passages de randonneurs, le sac chargé des skis et chaussures est plus lourd mais la marche plus agréable. Je m'attendais à plus de neige poudreuse tombée la veille et le plateau de Saugué frôle les 1cm de fraîche!


L'itinéraire est facile à déterminer car la marche d'approche laisse tout le temps d'observer et de mémoriser des repères à travers les multiples vallons à gravir mais c'est une chose que d'avoir une vue générale, c'en est une autre lorsque l'on est au milieu des mamelons. Quelle est la trajectoire la moins éprouvante, la plus facile, la plus agréable? Faut-il viser les cols? Les croupes? Monter sur le mamelon pour avoir justement une vue d'ensemble au risque de devoir redescendre de quelques mètres? Tracer à travers pente? Suivre les traces? De ski, de raquettes? Bref, ça cogite là-haut et j'expérimente.
J'en profite aussi pour bien observer la qualité de la neige, sa consistance, sa portance. Ce secteur étant habituellement venté, je tente de comprendre la direction des vents qui ont façonné des corniches, des accumulations, qui ont croûté la neige. Bref, ça cogite encore et j'expérimente encore.
Après avoir flirté avec le barrancou des Laquettes, j'attaque le raidillon final par quelques conversions « bien de chez moi » (à ne surtout pas montrer en exemple, ça tombe bien je suis seule) mais qui fonctionnent. Un petit thé chaud, la traditionnelle vue sur Gavarnie après être descendue à pied au bord de la corniche suspendue sous la muraille du soum Blanc de Sécugnat, une courte discussion avec un couple croisé au col et j'entame la descente. Je traverse précautionneusement sous les pentes du soum Braqué parsemées de petits blocs pour atteindre les pentes du versant est de l'épaule. Et là... un champ de neige quasi vierge s'offre à moi! 


Je ne m'attendais pas à une telle qualité de glisse et me régale à tracer des courbes dans une neige veloutée posée sur un tapis dur, à faire durer le plaisir le plus longtemps possible en navigant de croupe en croupe, à immortaliser les dômes avant et après mon passage tellement je jubile de ces belles sensations. Un grand moment de bonheur!! Et oui, il suffit de peu...


Donc pour cette première solo j'ai beaucoup cogité!!! Mais j'ai aussi beaucoup profité et savouré les conditions de cette journée. Côté ambiance, rien ne vaut pourtant les sorties entre copains. Et puis rien de vaut non plus la transmission du savoir des plus expérimentés aux plus « verts » dont je fais partie. Avis aux amateurs...

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