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lundi 16 avril 2012

Grosse poudre à la Pègue



Depuis un mois la neige a bien fondu et à part quelques sorties au soum de Nère et à la Pègue, entrecoupées de balades au bord du Gave, nous avons surtout consacré notre temps aux chiots de Chiara et Fango. Mais après les chutes de neige de ces derniers jours il n'était pas question de rester tranquillement au chaud. Direction l'Ayré, avec un BRA à 4 on reste cool à l'abri de la forêt. Tout en roulant, le soleil nous fait des clins d'œil et nous invite à monter voir plus haut. Les copains ont pris de l'avance et tracent le vallon de la Bat de Barrere. C'est parti pour une crête avec quand même une certaine vigilance.


Les nuages jouent à cache-cache avec le soleil mais quelques coins de ciel bleu nous laisse espérer une belle matinée.


La neige est bien présente et nous sommes ravies de suivre une jolie trace. Les chiens aussi. Tiens, tiens, ils restent derrière aujourd'hui...


Les pentes alentours se sont bien blanchies et sont ourlées de belles vagues sculptées par le vent qui continue de nous souffler dans les oreilles.


L'endroit est vierge... pour le moment!



Quelques instantanés de cette neige inespérée et éphémère. Nous sommes au bon endroit, au bon moment.


Les nuages continuent de jouer dans le ciel et nous cachent toute la vue vers le sud. Le vallon d'Aygues Cluses n'est plus qu'une mer de brume.


A la descente il faut chercher la pente, la pente, la pente pour pouvoir espérer avancer dans ces accumulations de coton. D'ailleurs la moindre erreur de jugement, le moindre déséquilibre et c'est la chute... au ralenti s'il vous plaît! Et trois fois s'il vous plaît! Zut, on a oublié masque et tuba... C'est tout de même une chouette danse que nous réalisons là.


Les chiens sont à la peine. Mais les attendre est aussi l'occasion de reprendre son souffle. Et de se féliciter de prendre autant de plaisir à dessiner des arabesques, à soulever des gerbes de poudre, à swinguer le long des pentes...

dimanche 29 janvier 2012

Altitoy et sa météo capricieuse


Encore une fois les organisateurs et bénévoles de l'Altitoy ont fait des merveilles pour concocter aux coureurs des tracés variés, techniques et sécurisés. Grand bravo et belle ola car ce n'était pas gagné avec un enneigement fortement déficitaire, une neige dure voire glacée, une météo vraiment incertaine jusqu'au dernier moment.


Il a neigé la veille et une petite couche de poudre vient recouvrir le paysage. Déjà le cadre est posé.


Le froid est présent sans être trop vif et a figé la nature autour de nous. Nous cheminons dans le vallon d'Aygues-Cluses avant d'aborder un couloir pour accéder aux crêtes de la Pègue. Nous (B) imaginons les compétiteurs (A) dans les couloirs Dets Coubous, du Crampette, de la Touatère...


Enfin une montée (qui monte un peu plus raide, à l'inverse des chemins de promenade) avec des conversions sur une neige coquine et entre des amas rocheux. C'est l'occasion pour nous de nous faufiler entre de nombreux concurrents avant de chausser les crampons et d'attaquer le couloir.


Une sortie de couloir magnifique avec un panorama toujours aussi beau. Au sud Madamete et le Néouvielle veillent sur la course...


Au nord la bat de Barrere est prête à nous accueillir avant que les nuages ne viennent assombrir le secteur. Première partie de descente en crampons à l'aide d'une main courante dans un ruisseau de neige semoule taillé dans la croute de ce début d'hiver. Puis nous espérons une belle descente à ski qui se révèle finalement assez acrobatique au vu de la mauvaise qualité de la neige. Glisse rapide et piégeuse.


C'est enfin une dernière montée vers Caoubère sur un versant nord où la neige est donc forcément... glacée. Heureusement qu'il y a un peu de poudre. Ou malheureusement. Enfin bref on arrive entières au dernier déphoquage pour entamer une dernière longue descente qui achève mes cuissots. Arrêts fréquents obligatoires. Comme la poste...


Le lendemain et après un bon repas maison tous ensemble, une bonne nuit réparatrice... chacun chez soi, des chutes de neige conséquentes pendant la nuit et qui continuent, rien n'est certain pour un deuxième parcours. Ce sera finalement un départ depuis le centre de Luz pour une montée sèche avec arrivée dans les bois au pied du Bergons!


Un peu de marche nordique, un peu de ski de fond et c'est fini! Il ne reste plus qu'à redescendre tous ensemble à pied à travers la forêt vers un bon repas salvateur après un week-end riche en émotions, sensations, partage et complicité au sein de notre équipe franco-autrichienne.

vendredi 11 novembre 2011

Douceurs d'automne


Beaucoup de retard dans l'actualisation du blog, un peu moins de motivation ces derniers temps pour la photo, des priorités à régler... Et l'automne laisse doucement, mais vraiment doucement, la place à l'hiver. Retour sur nos dernières escapades.


Une balade en semaine au bord du gave. C'est la fin de l'après-midi et la lumière devient de plus en plus rasante. Quelques trouées lumineuses dans la végétation luxuriante, des buissons de fleurs, des insectes de-ci, de-là. Et puis un bonbon rose pailleté de sucre qu'on laisserait fondre dans la bouche...


Le Néouvielle majestueux avec ses arêtes. Le lac dets Coubous orné d'un anneau et en satellite au-dessus de lui, à gauche, on distingue le lac Blanc... qui est tout vert ! Un trait dans la roche là-bas au loin, loin, loin... c'est la brèche de Roland.
On est sur une crête et on se pose...


Il fait beau au départ de cette balade vers le lac de Bastampe. Progressivement les nuages en provenance du sud-ouest envahissent l'horizon. La température n'est plus idéale pour piquer une petite tête dans l'eau pourtant bien chaude du lac. Tant pis, on reviendra! Trois, quatre jeux d'eau et quelques fruits secs plus tard nous prenons le chemin du retour. Les premières gouttes nous cueillent à l'orée de la magnifique forêt où Fango se lance à la recherche des trolls et autres elfes. C'est un véritable déluge qui s'abattra quelques minutes plus tard mais nous sommes déjà au sec.


Montée solitaire vers les lacs de l'Ardiden. Un dernier troupeau de brebis va être récupéré par le berger et son chien. Les habitants sauvages des rochers du coin sont invisibles mais bien là étant donné l'attention et l'oeil vif que Fango porte aux pentes. Tout doux l'ami...
Toute à ma joie d'admirer ces beaux lacs, j'en oublie le dernier, pourtant le plus grand. Et oui, nous n'irons pas jusqu'au lac Grand aujourd'hui. Peut-être cet hiver.


Belle boucle autour des lacs d'Anglas, Lavedan, Uzious avec les chiens pendant que les grimpeurs tâtent les parois de Gourette. Cavalcades effrénées pour récupérer le bâton, rencontre du troisième type... chien sur les berges d'un lac, descente de la rampe de la mort (si, si, Fango l'a pensé très fort: "Ils sont fous ces humains!"), évasion vers tous les possibles lorsque la neige aura recouvert ces nombreuses pentes, bouquet de feu pour nous accueillir dans une station désertée par ses habitants. Que la montagne est belle!


Balade sous les couleurs enflammées de la forêt de l'Arragnat...

mercredi 1 décembre 2010

Balade vers le Tourmalet


Aujourd'hui nous nous baladons d'un versant à l'autre de la vallée de Barèges, j'inaugure la conduite automobile avec chaussures très, très rigides (entendez pas là: chaussures de ski!), Fango court après chaque skieur qui lui passe sous le nez. Satané station qui est déjà ouverte! Arghhhhhhhh. 
Grosse et belle poudreuse vers les crêtes de la Pègue... dans l'ombre.. et neige un peu trop lourde côté Aoube... mais sous le soleil. On ne peut pas tout avoir. Vraiment?

Pourtant toute cette belle neige quasi vierge faisait bien envie...

Rare instant où Fango ne court pas après un skieur (j'exagère...)

Encore une vague vierge de traces

Fango qui imagine comment aurait pu être la Bat de Barrere quittée un peu plus tôt

Conclusion: on va éviter de traverser les stations pendant quelques temps encore, le temps que la bête se pose et que jeunesse se passe...

mercredi 19 mai 2010

Gavarnie et crête de la Pègue


Nous nous sommes levées bien tôt ce matin pour être sures d'avoir le temps d'aller faire un coucou à la brèche de Roland, d'être de retour à 13h et de profiter d'une neige encore bien présente avant qu'elle ne transforme trop.


 Mais c'était sans compter sur les caprices de quelques nuages qui nous ont bouché toute la vue sur l'itinéraire (descente depuis le col des Tentes vers la cabane des Soldats puis remontée sur la brèche... pas envie de faire la traversée depuis Boucharo!) Visibilité au col des Tentes: 5 mètres à tout casser. Ca devient chronique en ces lieux ces temps-ci. 


Pas le temps d'attendre une éventuelle éclaircie, nous avons aperçu une belle lueur sur Barèges en montant, nous redescendons à la voiture en deux virages, direction la Bat de Barrere. Gavarnie: c'était l'échauffement! Arrivées à SuperBarèges, nous rechaussons et nouveau départ à 9h25... pourtant on s'était levées tôt exprès, bouhhhhhh... Les 700m sont rapidement avalés sous un beau soleil, sur une neige bien transformée et bien dure car le regel est passé par là.


On repère les pentes de la descente, on en salive déjà.


Quelques minutes à un "sommetou" quelque part sur la crête et c'est parti!


De la pente, waouuuu!!! De la neige bien dure sous un touuut petit tapis de velours et on enchaîne.


Un petit couloir sympa, tout resserré, faut bien viser sinon attention à la touchette avec les rochers.


Puis c'est le slalom entre les pierres qui affleurent et c'est déjà les dernières pentes qui ont bien pris le soleil et sont souples à souhait. Quelques sauts en bas dans une espèce de soupette et c'est fini. Pas mal pour un 19 mai! Mais nous reviendrons à Gavarnie... peut-être même demain... non mais!


Plus de photos sur le diaporama

dimanche 10 janvier 2010

Bat de Barrere



Entre les dernières chutes de neige, le fort vent qui a bien soufflé cette neige légère, le risque d'avalanche niveau 4, on se demande bien où on peut aller sans avoir le trouillomètre à 50! Direction Barèges, on verra bien ce qui se présentera. La voiture monte jusqu'à SuperBarèges. Génial! On aperçoit des skieurs qui montent vers la Bat de Barrere, d'autres vers le lac d'Oncet, d'autres encore vers les cabanes d'Aoube. Nous on part au sud. 
Véro étrenne ses nouveaux skis, moi des chaussures de location pour tester mon niveau de production d'ampoules. Je suis une fan des ampoules... Je fais dans tous les genres: maléolaires, tibiales, talonnières... Un régal! En tous cas, dès les premiers mètres, celle-ci ont l'air au poil.
La trace à suivre monte souvent droit dans la pente mettant à rude épreuve nos organismes de sportif du dimanche... et du jeudi. Mais on arrive tous les trois en super forme au sommet d'où le panorama vers le sud et le nord est, comme d'habitude, grandiose. Léger vent qui nous refroidit et nous incite à ne pas nous éterniser.

On entame alors la descente dans une épaisseur de poudreuse phénoménale! On s'enfonce parfois jusqu'à mi-cuisse... pas facile alors de virer, surtout qu'il manque de la pente. Cette neige se caractérise pas sa légèreté, son épaisseur, son manque de cohésion et son esprit vicieux à nous cacher les cailloux! Les skis nous rappellent fortement qu'il y a de la caillasse sous cette espèce de neige traîtrasse. Ils morflent! Aïe les nouveaux skis de Véro... A croire que les miens sont en guerre tellement ils dégustent. Les dernières pentes avant d'arriver sur les pistes de Barèges sont meilleures et nous permettent de laisser de belles traces dont nous ne sommes pas peu fiers! 
"T'as vu? Ça tourne tout seul!!!!"


Conclusion: pour cette sortie, la montée aura été beaucoup plus plaisante que la descente. Vivement le redoux, le regel, de nouvelles chutes de neige sur une belle sous-couche. Pitié pour nos skis! Cette belle petite journée de bronzage s'est terminée par un succulent pot-au-feu savamment arrosé de jus de raisin et d'un café accompagné de douceurs chocolatées au coin du feu... Home sweet home...