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mardi 3 janvier 2012

Aoube


Silence...


Chut...


Je ferme les yeux et mon esprit se rétracte en une fraction de seconde...

dimanche 30 janvier 2011

Binôme austro-français en mode randonneur à l'Altitoy 2011


Pour cette saison hivernale, Elke s'est fixée comme objectif de participer à l'Altitoy, course au caractère pyrénéen, populaire et convivial. Toutefois pas sur n'importe quel parcours. Pas folle la guêpe!  En effet même si le parcours A, réservé aux plus aguerris des sportifs et compétiteurs purs et durs, leur fait traverser couloirs, arêtes et autres difficultés naturelles nécessitant des compétences techniques indéniables, le parcours B s'adresse quant à lui aux randonneurs qui souhaitent découvrir de nouveaux itinéraires et aborder couloirs et pentes qu'ils n'oseraient peut-être affronter seuls.


A force de m'en parler, elle me donne envie la guêpe! C'est décidé, nous nous inscrivons. Un petit coup de pouce nous aide à nous insérer dans l'interminable liste des espagnols, fans irréductibles de cet évènement (d'où surement le caractère festif!) qui ont raflé toutes les places.


Rigoureuses comme nous sommes et même si ce parcours n'est sanctionné par aucun classement ni chronométrage, nous nous mettons à l'entraînement pour avoir un minimum de forme le jour J. D'où la raison de nos sorties même si la neige est gelée, dure, trafolée... Nous avalons du dénivelé, dévalons les pentes et laissons de côté pour un temps les balades contemplation, les pauses photos, les découvertes d'autres lieux, d'autres combes. Notre jardin de ce début d'hiver est le secteur du pic du Midi de Bigorre où l'enneigement et les conditions de glisse restent les meilleurs.


Ca tombe bien, les itinéraires du samedi et dimanche s'y concentrent, faute de neige ailleurs! La météo s'en mêle et apporte des flocons la veille du premier départ rendant les choses plus difficiles mais non insurmontables pour l'organisation de la course.

Le départ des compétiteurs est assez terrible. Ils courent! Ils sont fous ces Gaulois, Hispaniques, Italiens, Suisses... Notre départ dix minutes après est beaucoup plus mesuré. Mais n'empêche qu'il faut suivre le groupe!

Dans le vif du sujet

La montée à pied jusqu'aux cabanes d'Aoube se fait dans un silence impressionnant. On est tous à gérer notre souffle comme on peut. Puis montée en ski vers les flancs Ouest du vallon d'Aoube pour rejoindre un petit couloir que nous remontons en empruntant des marches préparées.


Petit couloir entre Bédéra et Aoube

En montant nous avons tout le loisir de distinguer sur notre droite, à travers la brume qui nous rattrape, la belle pente menant au col d'Oncet bien tracée de beaux virages puis soudain... dréééééééé dans l'pentuuuuuuu. Ils sont fous ces Gaulois d'organisateurs! C'est pour plus tard. En attendant concentrons-nous sur les marches.

La pente d'Oncet dans l'ombre... et la glace sous quelques centimètres de poudre!

Aïe, aïe, aïe les 100m à redescendre versant Nord sont à faire à pied (ben oui, on est dans une course quand même, on n'a pas le choix du moyen de locomotion), ça va pas plaire à Elke ça! Finalement, étant donné l'état de la neige, il vaut mieux être à pied: croûte de neige de 3cm d'épaisseur sur une poudreuse légère qui part en blocs tels des icebergs à la dérive. J'y perd mon attache de ski (ressort noir attaché à un mousqueton rouge, si vous passez par là et le retrouvez merci de me laisser un message...)

Descente nébuleuse

Ensuite montée vers le col d'Aoube, descente puis montée vers le col d'Oncet. Tiens, tiens le cheminement est bien familier. On dévale les pentes à toute allure. Les cuisses chauffent!

L'arrivée au col d'Oncet, après juste 10 minutes de dréééé dans l'pentuuuu qu'y nous z'on dit au cramponnage, se fait dans un joyeux tintamarre de cloches et cris d'encouragements. Génial! Le temps de se faire offrir un vin chaud (Elke connaît beaucoup, beaucoup de monde) et c'est reparti pour la descente finale jusqu'à l'arrivée en haut du téléski de Toue où nous sommes accueillies comme des reines avec applaudissements, sifflets, cris, photos, TV... Ambiance de folie! On a la banane jusqu'aux oreilles et on s'amuse comme des enfants.

Change dans le camion pour des vêtements chauds, ravitaillement, partage des impressions avec d'autres (c'était comment les arêtes?) et zou, on rentre à la maison. Elke travaille au magasin ce soir, Laurent et copains doivent recharger les accus et moi j'ai une sieste à faire!

Une nuit de sommeil agité après (un peu excitée par toute cette effervescence quand même) et quelques centimètres de neige fraîche, nous prenons le deuxième départ toujours dans le virage d'Aoube pour cette fois-ci partir vers le Bédéra (tiens donc...)


Timide rayon de soleil qui tente de percer. On distingue un bout de ciel bleu au-dessus de nos têtes.

En compagnie du brouillard

Enchaînement de conversions

Visibilité très réduite et après une longue montée, il ne faut pas rater les fanions qui jalonnent la descente en direction du lac Vert. Elke part loin devant me laissant un peu à la peine avec mes cuissots qui tétanisent (je ne dois pas assez skier cet hiver, ça doit être ça l'explication...)


Nous remontons ensemble vers le col d'Aoube puis c'est la longue descente avec une visibilité encore plus réduite vers les cabanes d'Aoube. Une petite traversée légèrement montante nous ramène vers l'arrivée que nous franchissons une nouvelle fois avec un immense sourire de plaisir et une belle ola de joie.

Nous avons passé un superbe week-end de montagne, d'effort, de convivialité, de partage, de complicité, de soutien au sein de l'équipe que nous formions avec Elke. Même si l'épreuve était individuelle, nous avons formé un super team pour mener à bien notre petit projet fort amusant.
Et enfin grand respect et chapeau bas aux organisateurs et aux bénévoles qui ont su, malgré les mauvaises conditions, tracer de beaux itinéraires, nous encourager avec force cris, cloches et autres objets sonores, nous guider dans la purée de pois la plus épaisse toujours avec un sourire chaleureux et accueillant. A l'année prochaine... si tout va bien...

mercredi 1 décembre 2010

Balade vers le Tourmalet


Aujourd'hui nous nous baladons d'un versant à l'autre de la vallée de Barèges, j'inaugure la conduite automobile avec chaussures très, très rigides (entendez pas là: chaussures de ski!), Fango court après chaque skieur qui lui passe sous le nez. Satané station qui est déjà ouverte! Arghhhhhhhh. 
Grosse et belle poudreuse vers les crêtes de la Pègue... dans l'ombre.. et neige un peu trop lourde côté Aoube... mais sous le soleil. On ne peut pas tout avoir. Vraiment?

Pourtant toute cette belle neige quasi vierge faisait bien envie...

Rare instant où Fango ne court pas après un skieur (j'exagère...)

Encore une vague vierge de traces

Fango qui imagine comment aurait pu être la Bat de Barrere quittée un peu plus tôt

Conclusion: on va éviter de traverser les stations pendant quelques temps encore, le temps que la bête se pose et que jeunesse se passe...

dimanche 20 décembre 2009

Col d'Aoube - 2369m



C'est parti pour un dimanche à la montagne accompagnée de Fred et les garçons. Soleil et grand ciel bleu, froid piquant à l'ombre. La neige promet d'être délicieuse grâce à la petite couche de poudre bien entretenue par le froid de cette semaine, on est au grand air et l'ambiance est joviale. Les randonneurs ski/raquette sont partout ! On dirait des fourmis qui attaquent les pentes blanches et vallonnées. Le rythme est tranquille, les pauses fréquentes, les conversions plus ou moins travaillées avec un style académique ou plutôt bourrin pour moi. Ben oui, je ne suis pas encore au top mais j'y travaille !
La neige semble excellente. ExCCCellente !!
Le dernier raidillon attaque les réserves des ado mais la corniche est superbement franchie grâce aux judicieuses poignées formées par le gel et la fréquentation du col. Nous sommes une bonne trentaine là-haut pour partager une rapide pause casse-croûte accompagnée de thé pas assez sucré ou trop sucré... Ah ces ados ! Un coup d'oeil vers le lac Bleu pour envisager la boucle avec retour par Hautacam, vers le couloir qui monte au col d'Oncet, vers les pentes qui nous attendent.


Après une petite discussion sur le "penser positif, je peux le faire" qui va conditionner la première glisse et le premier virage, nous repartons parmi les derniers et descendons par les nombreuses petites combes encore vierges sous le versant ouest de la Bonida. Là on confirme: la neige est EXCELLENTE. Du bonheur à l'état pur ! On trace, on trace, on trace. Je suis à l'affût du moindre mamellon offrant sa courbe pour y glisser mes skis. L'euphorie n'est pas loin. Tout ce petit monde bien heureux rejoint bientôt la voiture. Déjà ?
Allez. Une petite pause chocolat viennois pour refaire le plein d'énergie, refaire la balade, voir les vidéos, travailler les conversions à la paille... Et oui ! C'est possible de travailler le plié de genou avec des pailles.
Demain le chaud et la perturbation reviennent. Chouette ! Il va neiger en altitude !!!